Étude :
Hoso Tachi / Efu No Tachi : Ces montages sont des montages de cérémonie (Gijo No Tachi) utilisés depuis la période Heian à Showa. Initialement, le Hoso Tachi était un des modèles de Tachi de cérémonie les plus abordables, comparé au Kaza Tachi par exemple, et souvent porté par les rangs inférieurs des nobles de la cour. Puis le Hoso Tachi fût de plus en plus porté par les samourai et les nobles de plus hauts rangs de la cour. Utilisés principalement pour les cérémonies, les montages Hoso Tachi paraissent luxueux, avec de nombreux ornements, mais les lames montées sont souvent ‘non-fonctionnelles’, peu idéales pour le combat.
Ces montages sont caractérisés par le port en mode tachi, avec tranchant vers le bas, les bélières pour attacher à la ceinture, et surtout l'absence de tressage sur le Tsuka (poignée). Ils sont aussi souvent assemblés avec un tsuba particulier, de type Shitogi ou Kara Tsuba, comme sur les anciens sabres chinois.
Inoue Shinkai 井上眞改, école Osaka Kunisada: Cette lame est signé Inoue Shinkai mais il s'agit d'une fausse signature. Les traits et certains alignements ne correspondent pas aux signatures originelles. L'acier utilisé n'est également pas à la hauteur de la réputation et du travail de Inoue Shinkai.
Inoue Shinkai(井上眞改), né en 1630 sous nom civil Inoue Hachirobei, était le second fils de la première génération « Izumi No Kami Kunisada » (和泉守国貞). A ces commencements, et durant 20 ans, il utilisait et inscrivait le même nom que son père, Kunisada. Il succéda à son père comme la seconde génération de Kunisada et reçut également le titre de « Izumi No Kami » en 1652. Le fils devint ainsi aussi fameux que le père et fit partie des meilleurs forgerons d'Osaka, ainsi que de l'élite des forgerons de la période Shinto. On lui attribua même le surnom de « Masamune d'Osaka ». En 1661, suite à la présentation d'un sabre à la cour impériale, il reçut le droit d'apposer l'emblème impérial du chrysanthème (Kikumon) sur ces signatures. Autour de 1672, il devint prêtre laïque et commença à signer « Inoue Shinkai ». Il décéda brutalement en 1682, à seulement 52 ans.Il y a donc eu plusieurs étapes d'évolution et de perfectionnement dans les productions de Inoue Shinkai. La première étape, en apprenant sous l'égide de son père Kunisada. La seconde, à la mort de son père et au titre de ‘Izumi No Kami’, en se perfectionnant et cherchant son propre style. Enfin, la dernière étape, sous le nom Inoue Shinkai, où il produisit des chefs d'œuvres classés aujourd'hui ‘œuvres et biens culturels importants’.
Avis de l'équipe ::
Dans son jus, non rénové, lame avec traces d'oxydation, tranchant émoussé. Koshirae en état général correct, attaches bélières défectueuses, manque de 2 Tawara-byo sur la poignée. Ensemble de cérémonie rare, même si lame Gimei et montage non-utilisable pour le combat.
Il s'agit d'un objet lié aux coutumes Japonaises et à la cour impériale.